Congé de sollicitation après avoir trouvé un nouvel emploi

 

Une question parlementaire récente me donne l’occasion de nous pencher sur le cas du travailleur en préavis qui a déjà retrouvé un nouvel emploi. A-t-il encore droit, dans ce cas-là, à un congé de sollicitation durant la période du préavis?

La position du SPF Emploi a toujours été de dire que même si le travailleur a déjà trouvé un nouvel emploi, la possibilité doit lui être donnée de prendre ses jours de congé de sollicitation pour continuer à chercher un nouvel emploi qui correspond encore mieux à ses aspirations personnelles.

Cette position ne nous semble pas conforme à la jurisprudence majoritaire qui se retranche derrière un arrêt de la Cour de Cassation du 9 avril 1965. Cet arrêt précise que le législateur a fait dépendre la possibilité d’être absent du travail à la recherche d’un nouvel emploi et qu’il ne peut plus être fait usage de cette possibilité s’il s’avère certain que le travailleur en question a déjà retrouvé un nouvel emploi et a conclu un nouveau contrat de travail en ce sens.

Dans la pratique, il nous semble donc toujours possible pour l’employeur de refuser d’accorder des jours de sollicitation si son travailleur a déjà un nouveau contrat de travail en poche chez un nouvel employeur.

Précisons tout de même que la décision finale appartient au juge se penchant sur le litige. Il se pourrait qu’il ne se sente pas lié par la jurisprudence majoritaire et qu’il adopte la position selon laquelle le travailleur maintient malgré tout son droit d’absence, même s’il a déjà conclu un nouveau contrat chez un autre employeur.

Le point sur lequel tout le monde est d’accord porte sur la finalité du congé. S’il s’avère certain que le travailleur n’a pas utilisé le congé pour aller solliciter, l’employeur peut lui retirer le paiement du salaire garanti pour les heures d’absence sur base de la théorie de l’abus de droit. Le droit du travailleur a en effet été détourné de sa finalité. Mais il revient à l’employeur de prouver cet abus de droit.

(Question n° 174 de madame la députée Zuhal Demir du 03 mars 2011 à la vice-première ministre et
ministre de l’Emploi et de l’Égalité des chances, chargée de la Politique de migration et d’asile, Loi relative aux contrats de travail. – Le congé pour rechercher un nouvel emploi, QRVA n°27, 53e législature, p.151)

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Usage de la voiture de société après la fin du contrat de travail

 

Dans cet article, je souhaiterais m’attarder sur le traitement social et fiscal des voitures de société qui continuent à être mises à la disposition d’anciens travailleurs après la fin du contrat de travail.

Aucune cotisation de solidarité CO2 n’est due dans ce cas-là car on n’est plus dans le cas d’espèce d’un employeur qui met un véhicule à la disposition de son travailleur. La relation de travail a en effet pris fin.

Pour l’ex-travailleur, l’utilisation de cette voiture représente malgré tout un avantage, donc une rémunération qui est soumise aux cotisations sociales normales. Mais comment évaluer cet avantage?

Pour l’ONSS, il faut prendre en compte la valeur réelle qui profite à l’ex-travailleur. Pour ce faire, il est possible de se baser sur le prix de leasing total (TVA comprise) à charge de l’employeur. Si ce dernier ne loue pas le véhicule, un prix de leasing simulé peut être utilisé comme base.

D’un point de vue fiscal, cette mise à disposition après le contrat de travail est aussi considérée comme un avantage imposable dans le chef de l’ancien travailleur. Mais ici, on applique les règles fiscales d’évaluation. Dans l’attente d’une confirmation par l’administration fiscale, nous utilisons la nouvelle formule de calcul pour évaluer l’avantage. On tient donc compte du prix du véhicule et de son taux d’émission. Voyez notre site www.dirupo1.be pour avoir plus de détails sur ce nouveau mode de calcul.

Sachez, enfin, que le montant de l’avantage doit être repris sur la fiche fiscale 281.

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L’Union des Secrétariats Sociaux critique vivement la manière dont la nouvelle réglementation sur les voitures de société est introduite

 

Dans un communiqué de presse daté du 26 janvier, l’union des Secrétariats Sociaux réagit à la nouvelle réglementation sur les voitures de société. Le calcul de 400.000 salaires sera erroné en janvier, voici pourquoi :

L’Union des Secrétariats Sociaux critique vivement la manière dont la nouvelle réglementation sur les voitures de société est introduite.

L’administration fiscale nous informe que les informations officielles faisant suite à l’adaptation de la réglementation relative aux voitures de société seront publiées au plus tôt aujourd’hui en fin d’après-midi sur le site Internet du SPF Finances.

La plupart des salaires de janvier sont calculés. Or, il faut à nouveau recalculer et demander des informations complémentaires. Les secrétariats sociaux se trouvent dans l’incapacité totale de fournir un travail de qualité. Les avantages en nature pour ce mois-ci ne peuvent pas être calculés correctement. Ceci suscite l’incompréhension, l’imprécision et l’insécurité juridique parmi les employeurs et les travailleurs de notre pays.

Il y a augmentation des coûts, non seulement pour les SSA, mais aussi pour les employeurs, puisque le travail doit être refait. Sans compter que, même si des informations officielles correctes sont disponibles sur le site internet du SPF Finances dès ce soir, nous avons déjà reçu une multitude de questions auxquelles il ne pourra être répondu qu’au cours du mois prochain.

Nous avons immédiatement réagi à l’annonce de la mesure originale et aussitôt rassemblé et transmis les questions au Cabinet du Ministre des Finances. Nous n’avons reçu une première réponse à nos questions que le 13 janvier. Aujourd’hui un grand nombre de ces questions sont toujours sans réponse. En dépit de la rapidité avec laquelle nous avons rassemblé et transmis nos questions et réponses, tous les résultats de ce travail sont réduits à néant.

Nous regrettons donc la manière dont cette mesure a été prise. Les conséquences au niveau technique sont considérables. Leur impact est gigantesque. On ne tient apparemment pas compte des conditions de mise en oeuvre. Définir une nouvelle date d’introduction pour l’adaptation ne ferait qu’augmenter la complexité.

Les secrétariats sociaux considèrent avec étonnement et incrédulité la manière de travailler du nouveau Gouvernement. Si telle est la nouvelle tendance, il faudra encore souvent signaler que les secrétariats sociaux ne peuvent pas faire leur travail comme il faut.

via – L’union des Secrétariats Sociaux

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L’avantage imposable des voitures de société augmente de 44% en moyenne

 

En raison de la nouvelle réglementation sur les voitures de société, l’avantage imposable pour les travailleurs augmente de 44% en moyenne. Les membres de la direction et les cadres supérieurs peuvent même s’attendre à une majoration de 70%. La hausse prévue pour les cadres moyens est de 46%. De par les nouvelles mesures, l’avantage de toute nature s’élèvera sur base annuelle à 2.886 EUR en moyenne, ce qui est 893 EUR plus élevé que sous l’ancienne réglementation.

La conséquence des nouvelles mesures est aussi que la part des voitures de société dans le package salarial total diminue. L’usage privé d’une voiture de société représentait en moyenne 9,8% du package salarial brut en 2011, il ne sera plus que de 8,5% à partir de 2012. Pour les cadres supérieurs, la part de la voiture de société passe même à 7,5% du package salarial.

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Les PME belges demandent à Di Rupo une simplification de l’administration et de la législation sociale

 

Tout de suite après les élections de juin 2010, SD WORX avait demandé à 587 PME quelles étaient leurs attentes par rapport au nouveau gouvernement. Priorité absolue : la simplification administrative. Viennent ensuite la simplification de la sécurité sociale et la diminution du coût salarial. Une limitation de l’allocation de chômage dans le temps fait aussi partie des priorités.

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